The Ranums' Panat Times

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Panat

 un poème par la Comtesse Geneviève d'Adhémar de Panat

 

Oh toi, terre bénie de tant et tant d'aïeux

Qu'as-tu dans tes entrailles qui toujours nous émeut

As-tu gravé les heures, les minutes de vie

Depuis un millenaire, des mois, des jours, des nuits

Gardes-tu jalousement le secret de ces êtres

Que tu as abrité contre vents et tempêtes?

Tu connus les aïeux, les pères et les mères

Qui t'ont confié leurs joies, leurs peines et misères

Tu a veillé la nuit sur leurs corps endormis

Mêlant ton souffle au leur pendant toute une vie.

Combien d'êtres ont gravi ces marches séculaires

Pour se retrouver "deux" toute une nuit entière

Et pouvoir rendre grâce dès que sonne matine

Au grand Maître des Causses, ses monts et ses ravins

Elles sont là, les montagnes, muettes de témoins

De ces joyeux réveils, de ces brillants matins

Qui se sont succédés avec le même éclat

De cette aube naissante et des plus doux ébats

Ils ont été les mêmes pendant un milleniare

Rien ne pouvait troubler leur bonheur éphémère

Et pourtant ..... le temps toujours impitoyable

A toujours eu raison de ces joies ineffables.

Et toi, terre bénie et pierres immuables,

Tu gardes jalousement en ton coeur implacable

Les joies, les peines, le bonheur, les chagrins

Pour donner un reflet, une image à chacun

D'un bonheur fugitif qui mûrit en ton sein.

                                        G.A.