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The Ranums' Panat Times |
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to opening page of Ranums' Panat Times Music and Devotion in the Churches of the French JesuitsThis collection of "Fugitive Pieces" comes from the handwritten Nouvelles écclesiastiques circulated by the circle of Basil Fouquet (at the BNF). Owing to the fact that this "Church News" is quite Jansenist in orientation, the Jesuits and especially the theatrical performances at the different collèges run by the Reverend Fathers are a frequent target of criticism. Still, if one subtracts the hyperbole, certain constants emerge and help us add a bit of flesh to the descriptions of such performances that are published in the press. Above all, these often burlesque descriptions give us a better idea of the context in which Charpentier worked while "music master" at the Collège de Clermont.
1676: "Les Jesuites enseignent le plain chant en leur noviciat. Ils disent la grand'messe et les vespres publiques en plus de lieux qu'ils ne faisoient. Leurs predicateurs prenent en prechant leurs surplis à longues manches ou le clergé le porte. Tout cela est tres louable; à leur naissance ils ont voulu paroitre Religieux mendans, et maintenant ils affectent fort d'estre ecclesiastsiques et meme seculiers polis scachant le grand monde , les delicatesses de la langue et de l'esprit et cela en est de trop." (BN, ms. fr. 23506, fol. 109) September 1689: "On assure que ces jours-cy un etranger estant allé aux vespres aux Jésuites de St Louis à Paris, et n'y voyant aucun de ces Reverends peres y assister, mais une troupe de musiciens habillez presqu'en comediens avec un pretre non Jesuite les celebrer, demanda serieusement si les Jesuites estoint interdits, ne les voyant point faire l'office. Il auroit aparament demandé s'ils estoint excommuniez; s'il n'avoit vu leurs Reverences en foule au sermon, mais pas un d'eux à vespres...." (BN., ms. fr. 23499, fol. 319v-320) [The message to get from this nouvelle is that the musicians were excommunicated because they were opera singers; and the officiant was an invited outsider, because these were "extraordinary" vespers....] December 1689: There is a long diatribe against the Jesuits in this case, against the content of an oration by a Jesuit "grammairien" that was given at Orleans for the fete of St. Francis Xavier, on Dec. 3. There are aspects of this diatribe that can be applied to services in Paris: "Si l'auditoire fut irrité des extravagantes salies de l'orateur Jesuite, leurs oreilles furent bien adoucies par l'opera qui suivit. Il y avoit huict ou dix musiciens, des violons, des Basses de viole, et d'autres instrumens qui avoint attiré une grande foule au salut. Les airs sur l'orgue estoint joyeux, les instrumens en faisoint entendre des Prophanes, il y avoit des irreverances de toute parts, et de bonnes ames gemissoient de voir debout force libertins dont les pareils se seroint prosternés devant la statue de Nabuchodonosor......Il y a bien de l'aparence que ces spectacles n'agreent point aux saints dans le ciel ni au saint des saints." (BN., ms. fr. 23499, fol. 398) January 1690: "Vous savez que le premier jour de l'an se solennise chez les Jesuites d'une maniere toute pompeuse, mais souvent un peu prophane, ce qui ne convient point du tout au sacré Nom de Jésus ni au mystere de ce jour. Ils firent à Orleans un magnifique concert chez eux au salut, qui n'est pas si long que vespres et qui en tient lieu à bien du monde, que de peur d'y ennuyer on divertit avec la musique. La cour de l'intendance et les belles du pays n'y manquerent pas, et meme estant venus un peu de bonne heure, un Reverend pere, fort galant homme, craignant que Mad' l'Intendante ne soufit à l'Eglise en attendant le salut, l'amena avec sa belle compagnie dans une sale de leur maison. ... Il s'y trouva grand feu et grande chaire que la joye accompagna, le tout pour se conformer au douloureux mystere de la Circoncision. ... Le salut attendit à son tour l'Intendante et les Belles jusqu'à sept heures du soir, mais l'illumination en paroit davantage dans les Tenebres. ..." (BN, ms. fr. 23500, fol. 8) 1690: at Orléans, where the compiler clearly has a very ironic correspondent: "Les bons peres ont promis à leurs amys au salut les plus charmantes serenades, de la meilleure symphonie et une compagnie de petits ecoliers travestis qui fairont une reveuë tout à fait comique. ..." (BN, ms. fr. 23500, fol. 39v) October 1690: re a little book called "Les exercices spirituels qui se font dans les assemblées particulieres et secretes de ceux qui sont de la Congregation de Notre Dame de Bonsecours dans la chapelle interieure du college de la Compagnie de Jesus, de la tres fidèle ville de Perpignan, avec un concert de voix et d'instrumens l'espace d'une heure et demie tous les mercredis de l'année, à Perpignan, chez François Vigé, dt à la Place neuve, 1688..." Here is the summary of the book, if indeed it existed: "Auriez-vous jamais cru que les exercices spirituels si vantez dans la Compagnie se fussent changez en opera, et les meditations en musique? Voicy ce qui en est dit: Le premier quart d'heure: cinq heures sonnées, les instrumens jouent, et l'on chante un motet devot après quoy tous s'étant mis à genou, un pretre dit à haute voix l'oraison Mentes, etc., apres laquelle je recite aussy les points de l'examen de conscience. Les assistans le suivent ,et quand on est arrivé au second point, on chante le Veni Creator, etc. , aprez quoy chacun pensera en lui meme à ce qu'il aura fait ce jour ,ou dans la semaine depuis le dernier mercredy, et puis le pretre fera l'acte de contrition que l'on finira par le Miserere. Le 2d quart d'heure l'exhortation se fera ...et apres qu'elle sera faite, le prestre qui presidera expliquera deux points de meditation sur le sujet de l'exhortation, apres quoy il dira Oremus pro pontifice nostro N. La musique repondra Dominus, etc. Le pretre dira Omnipotens, etc. ... Le troisieme quart d'heure est bien plus remarquable. L'on fera la meditation pendant que les instrumens seuls joueront. Apres la meditation on dira ces oraisons: La 1re pour St Ignace, la 2de pour St. François, et la 3e pour St. Philipes. Le quatrieme quart d'heure on chantera en musique les Litanies de Notre Dame. On chantera à la fin un motet. Le 4e quart d'heure on recitera le chapelet de la bonne mort, et de Notre Dame de bons secours. Tous diront au commencement Sub tuum, etc , excepté que la musique chantera trois foix Sancta Maria, etc. On recitera à la fin ces deux oraisons, l'une de François de Sales, qui a été assistant et prefet de la Congregation de Notre Dame fondée à Paris dans le college de la Compagnie de Jesus, le Saint etudiant, et l'autre de St François de Borgia, patron de cette congregation particuliere et titulaire de l'autel à l'honneur duquel il y a à Salamanque une congregation de Gentilhommes qui voyent en ce grand Saint que la vertu peut bien s'allier à la noblesse. Le Sixieme quart d'heure la musique chantera l'Exaudia etc. On finira par le de profondis pour les morts. Tous ceux qui assisteront à ces exercices gagneront cent jours d'indulgences, soixante concedées par Alexandre VII et quarente par Monsgr notre Eveque etc., imprimatur, 21 mensis februarii 1688, Ludovicus Episcopus Eluensis." (BN, ms. fr. 23500, fol. 235vff) Even if this little book never existed, and the above statements prove to be apocryphal, the practices described come very close to what seems to the devoptional practices at the Jesuit church of Saint-Louis in Paris. And, of course, these are the very sorts of things that Charpentier was composing while at the Jesuits!]
September 1692: "Extrait d'une lettre touchant les meditations
en musique des Jésuites de Perpignan:" [compare with Charpentier's
"Meditation du Careme"]
June 1694: "Il est arrivé à Paris une choze qui vous
surprendroit fort si vous n'en scaviez l'origine, car vous ne vous seriez
pas atendu à une espece d'interdit de l'Eglise des Jesuites de St.
Louis par ordre du Roy et à la sollicitation des eveques de la Cour.
Voicy ce que c'est: |