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Roquefort's and Fétis's articles on Lecerf de la Viéville

Roquefort's article on Lecerf de la Viéville in Michaud's Biographie universelle (ed. of 1854-65), vol. 23, pp. 515-16:

LECERF de la VIEVILLE (Jean-Louis [sic]), seigneur de Fresneuse, garde des sceaux du parlement de Normandie, et de la même famille que le précédent [Philippe Lecerf, of the congrégation de Saint-Maur], mourut à Rouen, sa patrie, le 10 novembre 1707, âgé seulement de 33 ans. Il est connu par quelques écrits polémiques sur les disputes musicales: 1o Comparaison de la muisque italienne et de la musique française, où, en examinant en détail les avantages des spectacles et le mérite des compositeurs des deux nations, on montre quelles sont les vraies beautés de la musique, Bruxelles, 1704, in-12; 1705, 2 part. in-12. Dans la première, qui contient trois Dialogues et une Lettre, l'auteur réfute le Parallèle des Italiens et des Français, publié en 1702 par l'abbé Raguenet. La seconde partie contient une nouvelle Lettre, un recueil de Vers chantants et trois nouveaux Dialogues dans lesquels sont renfermés une Histoire de la musique et des opéras; une Vie de Lully; une réfutation du traité de Perrault sur la musique des anciens, et un Traité du bon goût en musique. Ces dissertations ont été réimprimées dans l'Histoire de la muisque et ses effets, par Bonnet-Bourdelot. 2o L'Art de décrier ce que l'on n'entned pas, ou le Médecin musicien, Bruxelles (Rouen), 1706, in-12, dirigé contre Andry, qui l'avait attaqué dans le Journal des savants; 3o Dissertation sur l'empoisonnement d'Alexandre le Grande, et des Remarques curieuses sur Ausone et sur Catulle (dans les mémoires de Trévoux.) R-t

Fétis's article on Lecerf, Biographie universelle des musiciens (Brussels, 1837), vol. 6, pp. 88-89

LECERF DE LA VIEVILLE (Jean-Laurent), seigneur de Fresneuse, garde des sceaux du parlement de Normandie, et de la même famille que Dom Lecerf, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, naquit à Rouen en 1674, et mourut dans la même ville le 10 novembre 1710. Admirateur enthousiaste de la musique de Lully, il fut vivement blessé de la préférence que l'abbé Raguenet avait donné à celle des compositeurs italiens, dons son Parallèle des Italiens et Français en ce qui concerne la musique, publié en 1702; et pour venger l'objet de son admiration, il fait paraître une Comparaison de la musique italienne et de la musique française ou, en examinant en détail les advantages des spectacles et le mérite des compositeurs des deux nations, on montre quelles sont les vraies beautés de la musique, Bruxelles, 1704, in-12, première partie, qui contient trois dialogues et une lettre. L'année suivante une seconde édition de cette première partie parut accompagnée d'une deuxième où sont renfermés une histoire de la musique et des opéras, une ville de Lully, une réfutation du traité de Perrault sur la musique des anciens, et un traité du bon goût en musique, Bruxelles, 1705, in-12. Ces dissertations ont été réimprimées dans l'histoire de la musique de Bourdelot et Bonnet (Voyez ces noms). L'abbé Raguenet ayant fait paraître, en 1705, une défense de son Parallèle contre les attaques du seigneur de Fresneuse, celui-ci répondit en 1706 par une troisième partie de sa Comparaison (Bruxelles, in-12), où il inséra, outre sa réponse, un discours sur la musique d'église, et un éclaircissement sur Bononcini. Dans cette dispute, Lecerf de la Vieville [sic] se montra plein de préventions et presque étranger à la question; tout l'avantage demeura à l'abbé Raguenet (Voyez ce nom). On a aussi de Fresneuse: L'Art de décrier ce qu'on n'entend pas, ou le Médecin musicien, Bruxelles (Rouen) 1706, in-12, dirigé contre Andry, qui avait attaqué sa Comparaison dans le Journal des savans. On trouve l'éloge de Fresneuse dans le Mercure d'avril 1726.