|
Mlle de Guise chooses a painting for her gallery
In Florence I came upon this wonderful statement of the prerequisites that
Marie de Lorraine laid out for a painting for her gallery! The letters provide
a real insight into the sort of conversation a princess might have with a
diplomat, for she writes (and I translate into proper French): "Voyez,
Monsieur, que je vous écris comme je vous parlais pendant que vous
étiez icy". In fact, these conversations had resulted in an
amitié between the elderly princess and the young Florentine,
for she writes: "Il me reste à vous demander toujours la continuation
de vostre amitié."
Source: Autograph letters from Marie de Lorraine de Guise to Gondi,
former agent for the Medicis in Paris and currently serving Cosimo III in
Florence,
Archivio di Stato, Florence, Med. del Prin. 4783.
No modernization of spelling or punctuation.
15 Dec. 1684:
Je ne scaurois asses vous rendre graces du soin que vous voules bien prendre
de me choisir deux tableaux d'entiens maistres agreables à la veue
et de subjets de devotion s'il se peut ou du moins tres modeste. Je souhette
qu'ils puisent estre estimés par tout et originaux sans contestastion
pour la grandeur pour peu qu'ils n'exceddent pas cinc pieds ou aprochent
de haut, sur sept de long ou aprochent, si ils sont de cette forme où
si ils sont en hauteur de sept ou aprochent sur cinc ou aprochent de large,
ils ne m'importent dequelle forme, pourveu que les 2 soient de mesme forme
ou le plus aprochents de grandeur quil se pourra. Je souhetteres que vous
men fisies scavoir le prix et la vray par laquelle vous desirer que je l'envoye.
Je croi que par la mesme occasion le granduc ou la granduchesse elle ne voudroint
bien me faire envoyer des cedrates et de l'aigre de Cedre, et je vous conjure
encore que leurs A.S. aprouvent les tableaux parce que je desire fort que
les connesseurs ne leur puise refuser leur aprobation. Les relations que
vous me faites de vostre aimable princesse me donnent touts les jours plus
d'envie de l'avoir vous scaves quels peuvent estre mes souhaits et les desirs
que j'ay euse sur son sujet. Je desires fort sur le vostre d'avoir occasion
Monsieur de vous servir et de vous donner des marques de l'estime que j'ay
pour vous...... etc.
12 Jenvier 1685:
Le Sr Zipoli [the current Medicis agent in Paris] m'a dict se que vous luy
mandes touchant les tableaux que je vous ay prié de me choisir. Je
ne suis point du tout pressée de les avoir aynsi [sic] Monsieur
vous deves prendre vostre comodité tout se que je desire davantage
c'est qu'il ne manque rien à leur beauté. Je ne me soucie pas
de quelle forme ils soyent pourveu que les deux soyent de mesme ni de quelle
grandeur pourveu qu'ils n'excedent pas cinc 5 pieds de l'on et quatre 4 de
large, proporation pour la hauteur; si ils sont en long, et si ils sont en
hauteur; qu'ils n'ayent pas plus de 4 quatre pieds de haut et six desous
de cette mesure vous les pouves choisir, tels qu'il vous plaira, pourveu
que les 2 soyent de mesme forme. Je ne me soucie pas de quelle grandeur ils
soyent, mais si ils estoyent plus grands que la mesure que j'ay ditte ils
ne seroyent plus propres pour le lieu où je les desire mettre, à
quoy je suis particulierement attachée c'est quils soyent reconnus
par tout pour originaux sans contestation d'entiens pintres qu'ils soyeont
de devotion ou du moins que se ne soyent que subjets modestes et honestes,
et je voudres aussi qu'ils fussent agreables à la veue apres ses
esplications pour le fait, j'en dois faire due bien particuliere escuses
à quoy la liberté que je prends me doit engager. Il est vray
que je suis honteuse vous estant aussi inutille de vous demander un plaisir
que vous donnera tant de peines, mais vous aves desire que j'en usase avec
cette confience et [illegible] donc celle que je prands et soyes persuaddé
que j'aures une veritable joye de vous servir si fous me faisies la grace
de me marquer que je puis estre utille à quelque chose que vous jugeasies
vous convenir. J'ay encore une grace à vous demander, c'est de m'escrire
confidament si vous ne scaves auqun engagement de mariage pour le duc de
Modene et an cas qu'il ni en aye aucqun ce S.A. le Granduc auroyt quelque
voye de rendre des offices pour Mlle de Lillebonne qui estant de la maison
de Lorraine a beaucoub de parenté avec sa maison, je vous conjure
de me mander en confience se que vous scaves sur cela, et quxcepté
[sic] le Grandduc personne au monde ne puisse scavoir que je vous
en ay escrit vous connenes le merite et la vertu du sujet et j'ay tant d'estime
et d'amitié pour ses deux princesses que je massure que vous ne seres
pas surpris que je sois ocupée du desir de leur establisement elles
sont toute deux fort embelies depuis que vous ne les aves veues et je puis
dire qu'elles sont l'ornement de la cour presentement aussi bien que l'exemple
de vertu et de modestie elles y ont une reputation qui faict un vray plaisir
à ceux à qui elles apartiennent, voyes Monsieur que je vous
escris come je vous parles pendant que vous esties icy Je massure que vus
n'en seres point fasché puisque cette confience est apuyée
sur mon estime pour vous qui ne peut estre plus grande ni le desire de vous
la tesmoigner dans les ocasions de vous servir
GUISE
Je vous conjure avant que de prendre les tableaux de m'en mandes le prix.
28 Dec. 1686:
Il y a si longtemps Monsieur que je n'ay eu de vos nouvelles que je ne puis
mempecher de vous en demander et de celles de vostre cour, où je prends
toujours la mesme part. Les gazettes nous en apresnent quelque fois mais
l'on ne se contene pas d'en scavoir de si generalles. Je ne vous puis dire
autre chose des miennes si se n'est que par la grace de Dieu je suis toujours
dans la mesme santé qui n'est alterée d'auqune incomodité.
Je croi aussi vous devoir dire que je rencontre heureusement cest esté
deux tableaux qui ont rempli les deux places dans ma galerie où j'en
desires de grands d'une mesme grandeur, et comme vous m'avies faict la grace
de vous informer où j'en pouves rencontrer, je crois [glued by seal]
vous devoir faire scavoir que je n'en cherche plus de cette grandeur et vous
rendent [sic] mille graces de la peine que vous aves prise pour m'en
faire trouver et vous faire encore mille escuse de l'embaras que cela vous
a donné. Il me reste à vous demander toujours la continuation
de vostre amitié et vous assurer qu'on ne peut la desirer d'avantage
ni en faire une plus particuliere estime que je fais. Je voudres vous le
faire parestre par quelque service si vous me jugies propre avant de rendre
quelq'un vous me feries un grand plaisir de m'employer.
GUISE
|